08/07/2016

NICOLAS EDET REVE AUX POIS

Lors des Championnats de France sur route du coté de Vesoul en juin dernier la formation Cofidis a connu des soucis avec son sprinter Nacer Bouhani, sans doute le meilleur du monde dans cette exercice, mais des problèmes relationnels avec les clients de l’hôtel  ont eu raison de quelques doigts de Nacer Bouhani. Avec les doigts cassés il a pu conserver au championnat le contact un peu plus de 200 km mais le lendemain il déclarait forfait pour le Tour. Immédiatement Yvon Sanquer, le manager de l’équipe, désigne Nicolas Edet pour le remplacer.

 

Né le 2 décembre 1987 à la Ferté-Bernard il est professionnel depuis 2011 chez Cofidis. Il participe à son cinquième Tour de France. Hier à Montauban, sur un terrain qu’il apprécie « j’ai tenté de prendre le bon coup, sans succès. L’étape a été très chaude avec un beau ciel bleu et le final très rapide. Je décroche dans le Puy Mary et termine dans un gruppetto à 22 minutes ! Ce n’est que le début… »

 

Pas une défaillance mais un manque de jus au moment de porter un effort pour ne pas être distancé. Cela n’est pas suffisant pour dire que Nicolas Edet n’est pas un grimpeur, il l’a déjà prouvé à maintes reprises. Quelquefois le premier contact avec la grande chaleur est fatal.

 

En 2013 il a remporté le maillot de meilleur grimpeur sur le Tour d’Espagne, ce qui lui a permis d’être très sollicité en fin d’année, mais il en a également tiré des enseignements pour la suite de sa carrière ? Il a toujours bien aimé les maillots distinctifs et serait très heureux de prendre le maillot blanc à pois rouge Carrefour sur le Tour de France. « Me battre pour un maillot c’est quelque chose qui me plait. Sur la Vuelta 2013 j’ai chuté après trois jours de course et j’ai donc choisi de m’adapter à la situation et donc d’aller dans les échappées. En étant constamment aux avant-postes j’ai marqué des points et au fur et à mesure je me suis retrouvé en bonne position pour le maillot du grimpeur.

Aujourd’hui il songe souvent au maillot de meilleur grimpeur Carrefour sur le Tour de France. « C’est quelque chose qui fait rêver. Il fait partie de la culture française. Porter le maillot à pois ne serait-ce déjà qu'une étape, ce serait un rêve.

Mon gabarit, ma morphologie, sont faits pour grimper. J'essaie d'utiliser au mieux cet atout en course. J'essaie de monter pas mal de bosses par chez moi dans la Sarthe, même s'il ne s'agit pas de cols. Je vais dans le Perche, dans les Alpes Mancelles, du côté d'Alençon où je retrouve des bosses assez longues. Après, ça se fait au cours des différents stages avec l'équipe et sur les compétitions. »