19/07/2016

PRESENTATION DE LA 17eme ETAPE

17ème  étape : mercredi 20 juillet 2016

 

Berne – Finhaut Emosson : 184,500  km

 

Côte de Saanenmöser : km 72,500
3ème catégorie – 2 pts, 1 pt – vers 14 h 08

Altitude : 1278 m ; Distance : 6,700 km ; Pente moyenne : 4,4%                                                                                                                             

Une escalade surprenante pas par sa difficulté mais pour son environnement intéressant. Une grimpette qui conduit vers Saanenmoser (1280m), une la station de ski qui se situe pas très loin de Gstaad.

Le paysage vaut le déplacement avec les grandes prairies du Saanenland et les sommets enneigés du massif des Diablerets. Il ne sera pas possible aux coureurs de s’arrêter à Zweisimmen, au pied de la côte, pour profiter d’une fontaine d’eau fraiche sur la place du village.

 

Col des Mosses : km 105 km
3ème catégorie – 2 pts, 1 pt – vers 15 h 03

Altitude : 1445 m ; Distance : 18,800 km ; Pente moyenne : 5,5% ; Pente maximale : 10% ; Dénivelé : 1028m                                                                                                                              

Un moyen d’entrer dans les Alpes par la route. Un col relativement long mais bien régulier ce qui en atténue la difficulté. L’environnement de ce secteur est très protégé, un site classé marécageux d’importance Nationale. Sous la plume de  Yelmarc Roulet, on pouvait lire dans Le Temps du 10 aout 2015 qu’ « aux Mosses, on se promène sur une éponge ».  Toute construction est interdite sur les marais « d'une beauté particulière et présentant un intérêt national ».

Les Mosses est la station de sports d'hiver située au sommet du col.  A Leysin, les fans de varappe trouvent toujours un défi à relever dans les rochers calcaires abrupts qui rappellent les Dolomites.

Le Tour de France a emprunté quatre fois le col, avec les passages en tête des coureurs suivants :

  • 1949 : Jean Robic (F)
  • 1997 : Stéphane Heulot (F)
  • 2000 : Massimiliano Lelli (I)
  • 2009 : Pierrick Fédrigo (F)

 

Col de la Forclaz : km 166,500
1ème catégorie – 10 pts, 8 pts, 6 pts, 4 pts, 2 pts, 1 pts – vers 16 h 45

Altitude : 1526 m ; Distance : 16 km ; Dénivelé : 1050 m ; Pente moyenne : 6,56% ; Pente maximale : 9%   

Ce col a été le point de passage des voyageurs aux XVIIIe et XIXe siècle, dans un premier temps à pied ou à dos de mulet. En 1827 un tunnel a été percé à la Tête Noire, rocher très escarpé entre Trient et Le Châtelard, tunnel terminé en 1836. La route a été véritablement utilisable en 1912. La route actuelle a été inaugurée en 1957.

La principale activité au XIXe siècle a été l’exploitation de la glace à partir du glacier de Trient, qui passait par le col de la Forclaz vers Martigny. Entre 1865 et la fin du XIXe siècle, on exploitait la glace du glacier du Trient. Depuis le glacier, elle était amenée au col de la Forclaz, puis à Martigny, d'où elle était acheminée par train vers Genève, Lyon, voire Paris.

Le Tour de France u est passé à six reprises :

  • 1948 : Apo Lazaridès (F)
  • 1959 : Gérard Saint (F)
  • 1963 : Federico Bahamontes (E)
  • 1966 : Edy Schutz (L)
  • 1969 : Roger Pingeon (F)
  • 1977 : Antonio Menendez (E)

 

Finhaut Emosson : km 184,500
HC – 50 pts, 40 pts, 32 pts, 28 pts, 24 pts, 20 pts, 16 pts, 12 pts, 8 pts, 4 pts – vers 17 h 21
Altitude : 1932 m ; Distance : 13,800 km ; Dénivelé : 812 m ; Pente moyenne : 5,88% ; Pente maximale : 10%                                                                                                                                                             

Cet endroit exceptionnel peut se résumer par quatre mots : émotion, découverte, patrimoine et partage. Une nature préservée, des attractions uniques, un panorama exceptionnel, des villages chargés d'histoire et une population chaleureuse constituent les atouts majeurs d'une région aisément accessible par la route et reliée entre elle par le chemin de fer du Mont-Blanc Express.  

Pour permettre l’électrification de la ligne de chemin de fer suisse en 1913, le barrage de Barberine est construit entre 1920 et 1925. En 1954 c’est le barrage du Vieux-Emosson qui est édifié. Peu après c’est Emosson qui voit le jour, le dernier grand barrage de Suisse. La région se développe économiquement et touristiquement : apport d’impôts à la commune, piscine couverte, salle polyvalente, réaménagement des places…

Pour le Tour de France c’est une arrivée au sommet inédite. Après une escalade exigeante,  guère facile à négocier, une surprise attend les coureurs et les équipes. L’arrivée étant en cul de sac il fallait redescendre le plus rapidement possible. Les coureurs repartiront par une galerie de 7 km creusée sous le lac. Un "Univers à la James Bond", affirmait Christian Prudhomme lors de la présentation.