22/07/2016

JULIEN HYVERNAULT PATRON DE LA CARAVANE CARREFOUR

Carrefour présente la caravane publicitaire la plus importante sur ce Tour de France. Et ce n’est qu’un aspect de la présence de Carrefour, il convient d’y ajouter les distributeurs de fruits au départ et à l’arrivée avec deux triporteurs et les installateurs et animateurs du Village Régional situé sur le parking d’un magasin situé sur le bord du parcours.

A l’avant de la course on trouve neuf véhicules. Il y a tout d’abord la voiture ouvreuse, quatre voitures représentant chacun la filière de qualité Carrefour, un véhicule festif, où prennent place six invités,  et trois chars distributeurs. A La caravane Carrefour est la plus grosse sur le Tour avec 9 véhicules, 1 ouvreur, 4 voitures des métiers, 1 festif et 3 chars distributeurs. A bord une trentaine de personnes et une présence sur la route de près de 700 m.

Pour diriger la manœuvre Julien Hyvernault, professeur de mécanique dans le civil et responsable de l’armada Carrefour sur le Tour. « L’engouement des spectateurs est à peu près le même partout, les points les plus importants se sont les cols et c’est normal puisque nous représentons le roi de la montagne ».La journée débute très tôt, pour rejoindre le lieu de rassemblement de la caravane publicitaire depuis l’hôtel, pas toujours situé près de la ville de départ. « C’est un moment magique, le Tour c’est une grande famille. On est près de 500 caravaniers et on se connait tous et sommes liés par des liens d’amitiés. »

« Le premier travail est de nettoyer les véhicules parce qu’ils représentent un partenaire et nous devons avoir ce respect au public. On installe convenablement tout ce que l’on doit distribuer,  des casquettes, 500 000 pour l’ensemble du Tour, des maillots et des porte-clefs. Après chacun va à droite à gauche et les amitiés se créent. »

Moment et endroit magiques, que ce lieu de rassemblement. « La caravane c’est une grande famille, on est 500. Certains ont plusieurs tours dans les pattes et on retrouve les même d’une année sur l’autre. Cela crée des amitiés. »

Il y a une trentaine de  caravaniers Carrefour sur le Tour de France qui viennent d’horizons complétement différents. La force de cette caravane est son unité, les liens tissés entre les uns et les autres. Arthur est professeur d’Education Physique, Emilie également. Thierry a fait du volley ball sa profession, il joue au plus haut niveau. Antoine est kinésithérapeute, Clémentine est étudiante, Nicolas est au chômage, Thibault est animateur et fait du design culturel, Cyril étudie en Ecole de Commerce, Camille travaille en logistique alimentaire, Delphine est dans l’événementiel, Sylvia est danseuse et enfin Arnaud est un saisonnier, moniteur de ski l’hiver, professeur de sports extrêmes l’été.

« Ce n’est pas une colonie de vacances, il y a du travail. Notre mission principale est de donner la plus belle image possible. Les véhicules doivent être propres, accueillants et beaux. Et nous aussi… »

Sur la route il ne suffit pas de lancer une casquette ou un t-shirt, c’est tout un art car il faut composer avec le vent. Les goodies reviennent automatiquement vers la voiture et il faut donc donner une certaine force pour distribuer avec efficacité. « Nous effectuions entre 9 000 et 12 000 km sur le Tour, beaucoup entouré de spectateurs. Nous nous devons d’être très prudents pour éviter tout incident et accident. »

« Autant dire aussi que nous devons prendre soin de nos véhicules pour qu’ils arrivent sans encombre sur les Champs Elysées, ou là c’est notre jour de gloire. »

 Julien a travaillé durant quatre ans pour Newsport en tant que mécanicien. Réparé les véhicules qui souffrent sur la route. Ensuite il est devenu chauffeur du véhicule festif avant de prendre la direction de la caravane voici quatre ans.

« Il nous faut veiller à ce que tout se passe bien. Mon rôle est  d’accompagner, de diriger, de former les caravaniers à leurs différents postes. Il y a des chauffeurs,  des distributeurs, des animateurs.  Il faut gérer les conflits qui ne manquent pas d’éclater avec 25 jours de promiscuité. Il faut également être présent lorsque le moral n’est pas au beau fixe. Enfin il convient de surveiller tous les membres sur la consommation d’alcool et de stupéfiants, car sur le Tour de France, la tolérance est de 0. Et assez souvent il y a contrôle. On n’a pas le droit de jouer avec sa vie, mais surtout avec la vie des spectateurs venu passer une bonne journée sur la route du Tour de France. »