12/07/2016

LE CYCLISME POUR MARIE VAN MARCKE EST UNE HISTOIRE DE FAMILLE

Marie Van Marcke est originaire de Leers. Toute son enfance, Marie a été bercée par le cyclisme : d’abord avec le frère de sa grand-mère, Victor Codron,  coureur du Tour de France en 1939, mais aussi son grand-père Moïse Van Marcke, propriétaire d’un magasin de cycle à Roubaix et qui compte plus de 50 victoires sur route et sur piste en tant qu’amateur, et enfin par ses oncles dont l’un, Raymond, a été professionnel dans les rangs de l’équipe BIC en 1970 et 1971.

« Lors de Paris-Roubaix c’est la grand-messe à la maison. Avec mes oncles on regarde la course à la télévision religieusement. Chacun s’exprime à sa manière pour encourager ses favoris, cela donne une ambiance bien sympa à cette réunion de famille. » C’est le point d’orgue de la saison en quelque sorte car Marie Van Marck tant chez elle que chez ses grands-parents est en phase directe avec le cyclisme, « mes oncles nous rendent visite en tenue de cycliste, avec les cales des chaussures qui résonnent sur le carrelage à chacun de leur pas, et toutes les discussions tournent autour du cyclisme. »

Victor Codron a été l’un des rares cyclistes à avoir une carrière avant-guerre et une autre après-guerre. Il a participé au Tour de France sans toutefois se distinguer. « J’ai bien connu Victor, il ne m’a jamais raconté par le détail sa carrière, ce sont  surtout appris par ma grand-mère et mes tantes qui m’ont parlée de lui. J’ai vu une photo où il était accueilli par une foule incroyable lors de son retour à Roubaix après le Tour de France 1939. »

Chez les Van Marcke le Tour de France est sacré et on peut facilement imaginer l’accueil qu’elle a reçu quand elle a annoncé qu’elle irait comme hôtesse sur la Grande Boucle. « J’avais postulé en cachette et quand j’ai reçu la réponse d’ASO j’ai profité d’une réunion de famille pour le dire. Tout le monde était très heureux pour moi et mettait en évidence la chance qui était la mienne. »

A 24 ans ce n’est pas sa première apparition sur la Grande Boucle, mais la quatrième, la première en tant qu’hôtesse protocolaire. La première année elle était hôtesse dans les bus VIP pour le compte de l’organisation Amaury Sports Organisation, la seconde pour BIC toujours aux bus VIP de l’arrivée.

« Depuis l’an dernier ce que je fais est complétement différent. Avec Carrefour je suis sur le podium protocolaire un jour, et aux bus VIP le lendemain. Je suis également présente tous les matins au Village Départ pour accueillir les invités Carrefour. C’est une expérience beaucoup plus complète et plus enrichissante que lors des éditions précédentes. »

Etudiante en droit, Marie Van Marcke travaille dans l’événementiel depuis ses 18 ans, en grande partie pour payer ses études. « Je suis en master 2 de droit notarial pour devenir notaire ou autre en fonction de la réforme de la profession actuellement à l’étude. »

 « Il faut être polyvalente par rapport à ce que l’on nous demande. On est parfois amené à intervenir sur des missions qui sont complétement différentes. On est devant des clients qui pensent que c’est notre métier de tous les jours. Il faut à chaque fois se renseigner sur le genre de personnes qui seront présentes pour répondre au mieux aux questions que l’on peut nous poser, ça donne une ouverture d’esprit et de l’expérience dans des domaines complétement différents. Et pourtant c’est un même job : hôtesse. »

Pour le Tour de France Marie Van Marcke se retrouve dans un environnement qui lui est familier. En même temps elle atteint un but, celui d’être au protocole, « c’est ce qui fait rêver toute hôtesse. » Elle avoue également sa satisfaction d’avoir intégré le groupe Carrefour pour cette mission. « En observant de l’extérieur, j’ai remarqué que l’équipe Carrefour était au top niveau. Lorsqu’après l’entretien avec M. Éric Marchyllie celui-ci m’a recruté, j’étais aux anges. L’équipe a la réputation d’être une grande famille et c’est d’ailleurs pour cela que j’avais postulé.»