27/07/2016

LA DER DE RAYMOND POULIDOR

J’ai connu seulement un signe distinctif sur le maillot comme l’a porté Federico Bahamontes. Avant on savait qui était le meilleur grimpeur, depuis 40 ans on le reconnait, et ça change tout. Quand d le peloton passe on recherche le maillot jaune du leader et le maillot blanc à pois rouge de meilleur grimpeur. Un grimpeur a toujours fasciné les foules. En montagne il y a des joies, des drames, il s’y passe toujours quelque chose. C’est en montagne où on y rencontre le plus de public.

Un grimpeur arrive et on se demande comment monter aussi vite un col, ça toujours été fascinant. Je me souviens des envolées de Gaul et Bahamontès, c’était grandiose.

Les grimpeurs exceptionnels étaient Gaul, Bahamontès, Herrera. S’il fallait en désigner un ce serait Charly Gaul, l’ange le la Montagne. Federico Bahamontes était l’aigle de Tolède. Il y avait des étapes à 4 ou 5 cols et ils attaquaient dès le premier col, on ne le voit plus aujourd’hui. A l’époque beaucoup de coureurs étaient éliminés au cours des étapes de montagne. Maintenant les délais d’élimination sont tellement importants qu’il n’y a pratiquement plus d’éliminés.

Carrefour est fidèle au maillot à pois, et pour que notre cyclisme puisse vivre, c’est indispensable. Sans ces grands partenaires le Tour de France ne pourrait pas vivre. Tout le monde nous envie. Pour la Grande Bretagne gagner un troisième tour c’est extraordinaire. Qui aurait pu dire qu’un jour un Tour de France puisse être gagné par un britannique, par un australien ?