01/07/2016

Richard Virenque, l'excitation du départ

Avec sept maillots à pois rouge de meilleur grimpeur ramené à Paris, Richard Virenque est le détenteur d’un record qu’il sera bien difficile à battre. Depuis plus de 10 ans il est Ambassadeur Carrefour sur la Grande Boucle. Chaque matin il est présent sur le stand pour y signer des autographe et peut ainsi mesurer combien est grande sa popularité. Il passe ensuite sur les antennes d’Eurosport pour suivre et commenter la course avec Guillaume Di Grazzia et son compère Jacky Durand.

L’approche du Tour est toujours un moment important dans l’année, même si l’excitation commence bien avant.

« En fait dès la présentation du parcours au mois d’octobre on ressent intérieurement beaucoup de sensations. Je n’ai pas besoin de me forcer pour imaginer la course, ce qui attend les coureurs au mois de juillet, ce qu’ils vont subir et passer. Je repère facilement les moments clés de la course, où il serait bon d’attaquer. Mais il est vrai que la course ne se conduit plus de la même manière que lorsque j’étais sur le vélo.

Ce sont des moments sympathiques à vivre et on en parle toute l’année. Le Tour de France tourne bien souvent, voire toujours, dans les conversations. Ce sentiment s’intensifie au fur et à mesure que l’on approche de l’échéance. Le fait de faire la valise et de se dire que l’on part sur le Tour de France apporte une certaine excitation…

Dès les premiers jours on entre dans le bain et il se trouve toujours un ami ou un ancien coéquipier pour se remémorer ce que nous faisions il y a quelques années de cela. Et naturellement on refait la course.

Ca fait plus de 10 Tours de France que je fais comme consultant mais quand j’arrive sur le Tour c’est toujours le même sentiment, très content d’être là. On ne peut pas comparer le Tour de France avec une autre course. Le Tour c’est à part, l’environnement est exceptionnel, la course, les médias, l’engouement du public, la ferveur, jamais on ne trouve ça ailleurs.

Avec mon comportement sur les routes du Tour et mes maillots à pois j’ai figé sur ma personne une certaine image, image complétement intégré à celle de Carrefour et j’en suis très fier. Aujourd’hui dès que l’on parle de Carrefour on pense au maillot à pois et on pense à moi. Tous les matins en allant au village départ j’ai l’impression que j’ai terminé ma carrière il y a très peu de temps, les gens me témoignent beaucoup de sympathie. Cette notoriété je l’ai bien vécu et lorsque le public me sollicite je réponds présent.

Richard Virenque