06/07/2016

RICHARD VIRENQUE RECONNAISSANT

Le nom de Richard Virenque évoque le maillot blanc à pois rouges du Tour de France, maillot qu’il a remporté à sept reprises, 1994, 1995, 1996, 1999, 2003 et 2004.  On peut y ajouter 8 prix de la combativité, 7 victoires d’étapes sur le Tour de France et une sur le Giro.

« Ca été pour moi une institution de remporter ce maillot spécifique tout au long de ma carrière. J’ai œuvré pour le maillot à pois, quelque part je me le suis approprié parce que c’était ma façon de faire, ma façon d’être. J’ai beaucoup donné pour ce paletot il est normal que lorsque l’on parle du maillot à pois on parle de moi et du sponsor qui est derrière, il y a une certaine logique dans tout ça. C’est une sorte de fidélité. »

Le palmarès de Richard Virenque est particulièrement étoffé entre 1992 et 2004. Douze années bien remplies et riches en rebondissements. Au fil des ans il s’est forgé une très grosse réputation en même temps qu’une grosse popularité. Rien d’étonnant dès lors qu’il devienne Ambassadeur Carrefour à la fin de sa carrière, en même temps qu’il officie en tant que consultant pour la chaine Eurosport.

« Quand on a arrêté sa carrière on passe à autre chose, on passe à la vie active et de rester avec des partenaires  avec lesquels on a travaillé, c’est une continuité, c’est dans la logique des choses. »

Avec Éric Marchyllie on se connaît depuis plus de 20 ans, il m’a connu en tant que coureur et lorsque je suis passé de l’autre côté j’ai eu besoin de trouver des personnes pour donner une suite à ma carrière. Accepter l’offre d’Éric me permettait de revenir sur le Tour, et près de mes supporters. Je passe 45 minutes à l’espace Carrefour au Village Départ pour voir les invités, parler avec eux, signer des autographes. »

 Je regrette que les coureurs ne viennent plus sur le village départ. Ils se cachent dans leur bus et sortent au dernier moment pour aller signer la feuille de départ. Les organisateurs d’ASO devraient imaginer un processus pour inciter les coureurs à venir au village départ où c’est toujours une ambiance particulière. C’est une autre culture du vélo, mais si on ne les oblige pas les coureurs vont rester bien au chaud dans leur bus. Un moment ou à un autre il faut prendre conscience que le vélo est un sport gratuit qui a besoin des sponsors pour vivre et les sponsors ont besoin d’être vus par les spectateurs et les gens ont besoin de voir les coureurs. »

« Le groupe Champion a été un grand partenaire pour le maillot à pois et Carrefour a tracé la même route avec le même enthousiasme. C’est un partenaire essentiel dans le Tour. L’image est parfaite à travers ce que Carrefour fait au niveau des magasins. Ils ne doivent pas regretter, bien au contraire, leur investissement dans le Tour. Le vélo a besoin de sponsors qui restent plus de 10 ans, ça veut dire plein de choses. »